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Dans l’hypothèse où vous ne lisez pas la presse « pipole », ne regardez pas l’étalage des kiosques à journaux, vous saurez tout de même que MadameTrierweller, la compagne de François Hollande, est furieuse d’être exposée à la Une de Paris-Match. Grâce à un compte « twitter » dont elle a su très bien faire la promotion , elle est là pour vous rappeler à une meilleure observation de cette presse par ailleurs critiquée.
Sous le titre « L’atout charme de François Hollande, Naissance de leur amour. Récit« , Match consacre en effet plusieurs pages, très illustrées, à leur relation. Cette plongée dans le secteur privé de la vie du candidat « normal » n’a rien de choquant d’ailleurs, à une époque où le « pipole » devient Roi. Pour Match c’est du « pain béni ».
En revanche le plus surprenant réside dans l’ire de la journaliste, toujours aussi prompte à régler ses comptes sur Twitter et faire ainsi la promotion de ce qu’elle condamne par ailleurs.
Par jlhuss,
mardi 6 mars 2012 à 08:09 ::"Polyphonie"
Exemple de rétro-pédalage à l’attention de ceux qui prétendent qu’il faut bien étudier les programmes
La chose est passée un peu inaperçue, dans le fracas provoqué par sa proposition d’instaurer une tranche à 75 % d’impôt sur le revenu pour les particuliers, mais le camp Hollande a procédé cette semaine à un rétropédalage en règle sur une autre question fiscale : l’assurance-vie.
Petites phrases et attaques personnelles font plus la Une ces derniers jours qu’un vrai débat d’idées. Est-ce cela qu’attendent les Français ? Les audiences télé sont mauvaises et l’intérêt pour la campagne diminue dans les enquêtes d’opinion, alors même que l’élection se rapproche. Sommes nous dans un trou d’air passager ou dans une désaffection plus profonde pour la politique ?
Même la pire des campagnes électorales, de la plus mauvaise qualité, est un miroir dressé devant le visage d’un peuple, il y redécouvre ses tourments, ses ambiguïtés . La jalousie maladive, l’argent et l’égalitarisme mortifère sont ainsi à l’affiche. On connaît les Français volontiers « coupeurs de têtes »; la Révolution et ses bacs à sciure n’est pas une de nos moindres fiertés. Nous aurions ainsi retourné le monde, universalisé les droits de l’homme, donné un autre avenir à l’Histoire. Inventeurs des « Lumières », nous avons pourtant du mal à envisager nos « ténèbres ». Les tribulations autour de la crise, des profits, de l’argent, de la fiscalité nous ramènent invariablement à notre désir égalitaire au mépris parfois d’intérêts mieux compris. Nous adorons la tête du « superbe » au bout de la pique, celle du riche ne devient supportable qu’ailleurs.
Par jlhuss,
vendredi 2 mars 2012 à 20:06 ::Chambolle
C’est un livre italien (cinq cent pages dans sa traduction française) écrit par Antonio Pennachi. La quatrième de couverture vous apprendra que, né en 1950, l’auteur est passé par l’extrême droite puis l’extrême gauche avant d’aller visser des boulons en usine pendant trente cinq ans. Après quoi, on l’a foutu dehors et il a décidé de se mettre à écrire. Ce qu’il a fait bien et même très bien.
La preuve : Canal Mussolini. Il y a pour lire ce bouquin un tas de bonnes raisons. L’histoire est passionnante, les personnages ont de l’épaisseur et de l’humanité, l’auteur a du style, du vocabulaire et, ce qui est à peine croyable s’agissant de littérature contemporaine, il ignore manifestement le sens de l’expression « se gratter le nombril ». Enfin c’est un vrai grand livre politique.
Invité le 24 février de l’émission "Aux sources" sur ASI, Emmanuel Todd fait part de sa lecture du dernier livre de Christophe Deloire et Christophe Dubois Circus Politicus. Un livre qui parle des différents réseaux occultes qui parasitent la démocratie (Bilderberg, Trilatérale, etc.), ce qui lui vaut parfois l’accusation de complotisme. Todd répond qu’il y a bel et bien, de nos jours, un complot des élites contre le peuple : "Il y a un complot à analyser... C’est un milieu où s’épanouit un complot pour la subversion de la démocratie..."
Par jlhuss,
dimanche 26 février 2012 à 02:16 ::Politique
Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a tout fait pour inciter ses « camarades » socialistes à s’opposer au Mécanisme européen de stabilité (MES) qui met en jeu « l’unité de la gauche ».
Il a « adjuré »ses « camarades » socialistes de voter contre ce « Mécanisme » qui, selon lui, ne fait que mettre en oeuvre « le modèle austéritaire ». Il n’aura pas été suivi.
Ces mots n’ont peut-être jamais été écrits, les sources en demeurent très aléatoires. Mais au delà d’une authenticité qui reste à prouver, ils sont en revanche le témoignage du malaise bien réel et très profond qui règne au sein d’EELV et des écologistes. S’ils n’ont pas été effectivement été écrits; ils auraient pu tout à fait l’être !
» Billet d’humeur « bariolée »
« Je suis touché par cette avalanche d’invitations de candidats « Europe-Ecologie » me demandant d’aller les soutenir pour les législatives. Je préfère cependant annoncer la couleur afin d’éviter les éventuels malentendus. Pour commencer, je ne peux m’empêcher de dire que l’évolution d’Europe Ecologie est franchement décevante et qu’elle n’offre aucune perspective exaltante. Les positions récentes contre le mécanisme européen de stabilité (MES) permettant, pour la première fois, d’aider concrètement les pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter m’ont consterné. Au lieu d’argumenter, les élus d’EE se fondent indistinctement dans le slogan « Pas de cadeau à Sarkozy » au point de ne même plus savoir ce qu’ils font. Si demain, Sarkozy copiait son idole « Angie Merkel » en décidant de fermer 5 réacteurs nucléaires, le bon ton à gauche serait de s’y opposer! C’est tout simplement aberrant!! On ne s’étonnera pas ensuite de la prolifération d’idées rocambolesques pour faire front à Sarkozy telles que » l’abstention dynamique » de la gauche contre le MES! Ce concept inédit de l’hypocrisie politique est à ce point puissant qu’il a séduit notre propre candidate sourde aux analyses de « ses » économistes… En tout cas, il y aura eu la vénérable « abstention constructive » de gauche « made in France » destinée au marché intérieur de la politique française et le vote des députés de la droite pour aider les Grecs! Consternant!
Par jlhuss,
jeudi 23 février 2012 à 08:56 ::"Polyphonie"
C’est le printemps…
On a le nez en l’air. Quelque chose palpite. Les grues sont repassées en sens inverse. Il fait jour plus tard. La France a beaucoup de prétendants. C’est le printemps.
Marine : Elle a fait une fixette. Elle aime la France, c’est maladif. Elle la voit tout comme elle, blonde, le teint pâle, les yeux bleus. « On est pareilles toutes les deux, hein ? » Marine n’en doute pas. Marine, c’est une copine. Un truc de maternelle. La France ne sait même plus très bien pourquoi elle persiste à la revoir. Marine l’appelle tout le temps, elle insiste. Un peu masculine, étrangement exclusive, super possessive, limite sado-maso. Inquiétante dans ses colères subites, ses accès de violence. Trop névrosée Marine. Comme cette fois là, au restaurant, elles buvaient un verre. Elles ne s’étaient pas vues depuis des mois. Un mec se pointe. Ténébreux. Demande une clope pour lier connaissance. Pas mal du tout ce type d’ailleurs … Marine se met à parler fort, à hurler presque : « Putain ! Tous les mêmes hein ! Polygames. Plutôt rester seule que mal accompagnée pas vrai ?… Regarde moi quand je te parle ! ». C’est décidé, la France ne la reverra pas tant qu’elle n’aura pas entamé une thérapie. C’est trop la honte. En public en plus…
Par jlhuss,
mardi 21 février 2012 à 10:26 ::"Polyphonie"
Je me souviens bien de son arrivée.
Deux ensembles à la craie blanche, des hachures… ah oui l’intersection, oh oui… et… bla bla bla soupir.
Un voile opaque tombait sur mes yeux, mes oreilles, ma cervelle et le tableau.
Il faut aujourd’hui que je me retrouve en expédition dans une de ces grandes surfaces pour éprouver cette même cécité impuissante et faire des ronds.
Et mes chiffres alors, mes nombres, mes opérations, mes fractions ? Non, du nébuleux : tout ça pour ça !
Je me suis dit tout bas mais assez fort pour m’en souvenir : « ma petite, c’est parti pour sept ans, va falloir t’organiser », de l’ordre de la survie mentale.
Et puis quelques bulles rouges aussi, comme si ces fameux cercles prenaient un malin plaisir à venir s’incruster sur mes copies en se faisant bien remarquer.
Par jlhuss,
lundi 20 février 2012 à 10:42 ::Politique
On connaît maintenant l’affiche de campagne du candidat à sa réélection Nicolas Sarkozy, ainsi que la musique des meetings. C’est une musique spécialement composée pour la circonstance par Laurent Ferlet compositeur pour la télévision et entre autres des musiques du feuilleton « Une femme d’honneur ». La musique est solennelle, grave, quelquefois un peu « martiale », associée à l’affiche elle ne veut que renforcer le message « seule une France forte peut véritablement protéger ses ressortissants face aux désordres et à la crise »
Par jlhuss,
dimanche 19 février 2012 à 11:02 ::"Polyphonie"
Tombé amoureux de la Grèce, l’ancien instituteur a rangé ses livres scolaires pour se consacrer à ceux qui décrivent les recettes. A la fin de l’entretien ici, en vidéo, Bernard DEPOYANT évoque le « martyr » actuel du peuple Grec.
Bernard DEPOYANT vous convie à l’intérieur de sa maison à un voyage gastronomique aux pays d’Ulysse.
Dans le cadre aux accents méditerranéens, embaumé d’huile d’olive et d’origan, vous pourrez y déguster différents plats classiques de la cuisine grecque (tzaziki, tarama, moussaka). C’est ainsi que l’ancien instituteur ouvre son site dédié à cet endroit charmant à quelques kilomètres d’Auxerre.
Par jlhuss,
vendredi 17 février 2012 à 21:53 ::Photos
« Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver… » disait la chanson … mais le souffle du printemps commence à nous manquer. Et pourtant…
L’hiver est à sa fin… mais il n’est pas que froide morsure et endormissement.
Il est le fragile pointillé des flocons hésitant dans l’air, le craquant glacis qui luit sous la lumière. La beauté d’un envol de corneilles bavardes. La paisible blancheur de fable des prairies et des arbres.
Par jlhuss,
jeudi 16 février 2012 à 12:39 ::Politique
Rien de bien particulier hier soir sur TF1, l’annonce n’était en effet que de pure forme à l’image de toutes celles des sortants qui par le passé ont brigué un second mandat. La forme tout de même : Nicolas Sarkozy a respecté les règles, c’est lui qui vient sur le plateau, s’assoit à la place réservée aux invités "normaux". Pas de convocation à l’Elysée, de salon particulier, de dorures, de mise en scène spéciale; il a choisi la simplicité banale, un autre aurait dit « normale » C’est très bien ainsi et que n’aurait-on entendu si toute autre « forme » avait été adoptée ?
Le thème de campagne est en partie dévoilé à l’image de l’affiche, ce sera « La France forte » Le Président-Candidat choisit d’appuyer sur cette nécessité « pour que les citoyens aient une chance de se sortir au mieux de ces crises qui nous environnent, ils ne le peuvent que si le pays dans sa globalité est fort » La valeur « travail » reste très précieuse et les questions sociétales beaucoup moins que dans l’interview récente du Figaro Magazine.
Renault, l’historique marque automobile Française, installe une usine au Maroc ; il ne faut rien de plus pour déclencher la polémique. Il s’agit d’une unité d’assemblage pour un monospace « low cost »
Scandale ! Pourquoi pas en France ? C’est le refrain de tous les syndicats, du PS et la défense de l’UMP est, le moins que l’on puisse dire, très molle. On ressentait une certaine gêne même chez Hortefeux hier soir sur la 5.
Bien sûr l’argument des coûts de production traîne ici et là, l’inévitable coût de la main d’œuvre et le poids des charges sociales resurgissent. Laissons ici cette évidence qui ne résume pas la problématique des dirigeants de Renault. Qui sait que Porsche, le fameux « modèle Allemand », réalise 48% de sa « valeur ajoutée » sur des véhicules fabriqués en Slovaquie ?
La malhonnêteté intellectuelle n’aura donc pas de limite ? Sarkozy est clivant, voilà en effet une litote. Il serait très indécent de prétendre le contraire. Pour autant faudrait-il comprendre, en contraste que Hollande ne l’est pas ? A lui seul l’apanage du rassembleur se refusant à opposer les idées et les références ? Pourtant la démocratie, qui suppose le choix, ne serait-t-elle pas clivante par essence ? Des choix sont proposés, une majorité se détermine à partir de ces différentes propositions plus ou moins appréciées, mais personne n’est qualifié pour décider avant le choix de ce qui oppose véritablement ou divise radicalement.
Les amoureux de la rationalité risquent fort d’être une fois de plus très déçus par les débats et la tournure que prend (ça va s’accentuer) la campagne électorale. Les dossiers financiers et économiques qui pourtant sont au cœur de la problématique actuelle apparaîtront très rapidement tellement compliqués, avec des avalanches de chiffres contradictoires, des analyses divergentes difficiles à démêler, que les électeurs, dans leur très grande majorité, décrocheront assez rapidement d’une campagne centrée uniquement sur ces éléments. Non pas que le candidat « sérieux » soit dispensé d’évoquer largement ces contraintes ; il lui serait gravement reproché d’apparaître « léger » sur ces thèmes. Mais à partir du moment où il sera perçu comme « crédible » en la matière, le détail de son argumentation se perdra dans les sables de l’inconscient. L’électeur retiendra « capable ou pas capable » sans fouiller plus avant dans les détails des propositions. Bien sûr des éléments sociétales vont aussi venir parasiter les esprits. Ainsi Hollande est sur le point, pour moi, de franchir la « ligne jaune » avec son approche amène pour « l’euthanasie active » que refuse Sarkozy. Ce dernier a raison de s’en tenir aux Lois Léonetti, amplement suffisantes pour à la fois garantir la dignité des derniers instants de la vie tout en évitant les dérapages prévisibles de toutes autres dispositions législatives. Mais là ne sera pas plus finalement l’essentiel.
Par jlhuss,
mardi 7 février 2012 à 09:46 ::Politique
Les plus intelligents et réfléchis décrivent une stratégie en direction des électeurs potentiels de droite; les aveugles réagissent de manière « primaire » en éructant du AU SCANDALE … TUEZ-LE ! Essayons pour ce qui nous concerne de rester calmes et d’examiner de très près la fameuse phrase qui fait le buzz.
A force de l’affirmer, les commentateurs commencent à y croire eux-mêmes et les « experts » ou soi-disant, sont également mystifiés ou bien cherchent à nous mystifier au nom d’une espèce de flagellation nécessaire : peuples vous avez trop « consommé » à crédit ou, c’est pareil, pas assez été « prélevés » pour tous les bienfaits d’un « Etat providence » Cet aspect « moralisateur », purificateur, ne serait-il pas finalement le Graal.
Ce discours n’est en fait que la ligne de défense des « europhiles », je veux dire des défenseurs jusqu’au boutiste de l’euro et de son avatar la BCE. Il suppose tout simplement que le grand responsable de tous nos maux, n’est pas la dette mais l’euro tel qu’actuellement conçu quant à sa régulation.
Par jlhuss,
samedi 4 février 2012 à 08:30 ::Politique
On empêchera jamais les chercheurs de chercher et parfois sur des thèmes improbables. Rappelons-nous que parfois ces recherches en apparence incongrues au départ, font faire un bon inattendu dans des domaines sans rapport précis avec la quête initiale. Souhaitons qu’il en soit ainsi pour ces scientifiques du Nébraska, aux Etats-Unis.
Un journal anglais, le Guardian publie l’une des dernières petites trouvailles : il y aurait des cerveaux siglésHollande et d’autres Sarkozy.
Par jlhuss,
vendredi 3 février 2012 à 09:30 ::Politique
C’est fait, ce fameux mois de janvier « stratégique » vient de rendre l’âme sans que pour autant nous y voyons plus clair. Encore que ?
Il est en effet courant d’entendre que cette échéance du mois de la galette est capitale pour apprécier les tendances « lourdes » en matière électorale printanière. Nous en sommes aux crêpes et il serait prétentieux de risquer un pronostic à l’emporte-pièce en ce qui concerne l’issue d’un deuxième tour escompté Hollande-Sarkozy.
En revanche, c’est peut-être là ou janvier garde son intérêt, des tendances s’affirment quant à cette présence au second tour, tant il est vrai que l’on a pu longtemps gloser sur le sinistre syndrome de « Jospin éliminé dès le premier » Comme si cette mémoire de l’avatar donnait un sérieux coup de gomme aux candidats réputés « simples figurants » du premier tour. Manifestement ils sont à la peine dans « la ligne d’en face », avant le dernier virage.
Par jlhuss,
jeudi 2 février 2012 à 10:43 ::Politique
On dira, c’est une habitude. C’est vrai que le père était coutumier du fait « crier au loup » et il arriva même que les craintes de ne pas recueillir les fameuses signatures se concrétisent. Nous avons donc l’impression d’assister à un « remake », Marine Le Pen n’aurait pas « ses » signatures. Recours au Conseil d’Etat, démarche auprès du conseil constitutionnel, amendement au Sénat et à l’Assemblée pour exiger l’anonymat des signatures, interpellation du Président de la République, la bataille politique fait rage. Marine Le Pen est-elle vraiment victime ? Peu importe en fait la réponse à cette question. Il apparaît par ailleurs que le travail de collecte a été négligé, les militants FN seraient devenus flemmards. Par ailleurs le Front National a toujours eu du mal à récolter les signatures. Ainsi, en 2007, Jean-Marie Le Pen se présenta avec seulement 507 parrainages ce qui ne lui laissait que très peu de marge de manœuvre.
Par jlhuss,
mardi 31 janvier 2012 à 09:57 ::Chambolle
Non ! L’homme n’est pas un loup pour l’homme….
… Enfin pas vingt quatre heures sur vingt quatre ni sept jours sur sept. Il lui arrive aussi d’être un jardinier à nuque rose. J’explique : Le jardinier à nuque rose ne pratique ni la tonte des pelouses, ni la taille des arbustes ni l’entretien des massifs à plantes annuelles, bisannuelles ou vivaces (ces dernières préférées par les villes soucieuses de développement durable et d’économies de personnel). Sa nuque rose ne doit rien aux coups de soleils répétés auxquels sont soumis les travailleurs de plein air quand ils négligent de se protéger la tête avec le couvre-chef de leur choix. Il ne s’agit pas non plus de mutants victimes d’une altération génique modifiant la pigmentation de la peau laquelle serait intervenue à la suite de la manipulation imprudente de produits phytosanitaires d’origine chimique et encore moins d’un groupe d’horticulteurs adhérents au PS.
Par jlhuss,
lundi 30 janvier 2012 à 10:07 ::Politique
Il est évident que chacun verra midi à sa porte après la prestation télévisée du Président de la République, tout comme chacun a reçu le « discours du Bourget » de François Hollande. Sur la forme on peut je pense convenir qu’elle était assez bonne. Un cadre très « présidentiel » et doré, plutôt convivial quand même. Rien à envier à Hollande avec les deux drapeaux, le fond bleu et la Marseillaise. Le ton était assez libre, pas trop crispé, la gestuelle appropriée et les sujets abordés relativement sans tabous.
Je suis persuadé que les problèmes posés par l’organisation actuelle de l’Union Européenne sont très présents à l’esprit de nos concitoyens comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres pays européens. Même si la formulation est parfois difficile, de nombreux européens, sans être véritablement radicalement opposés à une telle « union », ne valident pas le fonctionnement actuel de l’institution. La crise, il est vrai, n’améliore pas l’approche du dossier mais au contraire accentue les différences entre les « vertueux » et les « laxistes », les uns acceptant de moins en moins de « payer » pour les autres.
Par jlhuss,
mercredi 25 janvier 2012 à 11:12 ::Politique
Les campagnes électorales sont toujours un moment privilégié pour les candidats d’en appeler aux mânes. François Hollande se retourne vers Mitterrand en allant à Jarnac et en essayant d’adopter le ton du vainqueur de 81 dans les discours. Pour Nicolas Sarkozy, c’est la quête gaullienne orthodoxe, la référence aux fondements de la Vème République qui l’emporte parfois. Le 15 janvier dernier le Président de la République était ainsi à Amboise pour rendre hommage à Michel Debré, le père de Jean-Louis, l’initial Premier Ministre du général de Gaulle en 1958, l’un des fondateurs reconnus de cette Vème République. C’était le centième anniversaire de sa naissance. Jean-Louis Debré, le fils, actuel Président du Conseil Constitutionnel, que l’on sait très proche de Jacques Chirac, était à Amboise fort discret même si présent sur la photo. En revanche, accompagné d’Yves Guéna, un autre gaulliste historique, il a fait le voyage de Strasbourg au siège de l’ENA pour parler justement de cette constitution et de ses « évolutions » « Je ne veux pas faire de politique, mais le premier engagement politique de mon père a été radical-socialiste », a-t-il souligné. Un fait demeure, de révision en révision, la constitution de la Vème République a été progressivement complètement dénaturée. Cette évidence ne se veut pas un jugement sur le fond de ces révisions, mais un simple constat.
Par jlhuss,
lundi 23 janvier 2012 à 09:53 ::Politique
Il est toujours difficile de mesurer l’impact réel d’un discours sur l’opinion, mais il faut aussi se rappeler que le verbe est important en ce sens qu’à lui seul il peut créer l’évènement, surtout mettre en place un environnement, une ambiance. Au Bourget tout était en place pour créer l’ambiance. Des artistes connus étaient là et bien ciblés par les caméras, le chouchou des Français, Yannick Noah en particulier et bien d’autres. Le tout PS avait répondu unanimement à l’appel et les éléphants se tenaient étroitement les coudes au premier rang d’une salle remplie dont les hourras bruyants gênaient parfois l’audition de l’orateur. Et l’orateur alors ? Et l’oraison ?
Il fait chaud ce matin. Un temps de saison, chaud, mais pas lourd, une petite brise s’est levée avec l’aube et la marée. Sur l’étendoir deux serviettes de bain se donnent des airs d’oriflamme. Il faudra pourtant qu’elle se décide à les ranger. Plus tard, pas tout de suite, pour le moment il faut préparer les haricots verts. C’est lui qui les a achetés, il y a deux jours, au marché. Comme d’habitude, il les a pris chez Lucien, le maraîcher de la Ferme Saint Martin. Grande gueule Lucien ! Jamais content en apparence ! Toujours trop de ci, pas assez de ça ! Trop d’eau et pas assez pluie ! Trop de soleil et pas assez chaud ! Trop de clients et pas assez d’acheteurs ! Mais au fond la crème des maraîchers à l’ancienne, le roi de la salade fraîche cueillie, le spécialiste de la fraise juste à point et des légumes comme on n’en trouvera jamais en hyper. Avec ça, toujours le petit geste qui fait plaisir, en même temps que le kilo de patates, les trois aubergines et la botte de carottes, il glisse toujours dans le panier un petit bouquet de persil, trois branches d’estragon et de basilic, ou une poignée de feuilles d’oseille avec, en prime, le mode d’emploi pour « la soupe à la Rirette, quand elle bout c’est qu’elle est faite. »
Le premier ministre Hongrois, Viktor Orban, est ainsi venu au parlement européen pour essayer de faire passer la pilule de la nouvelle constitution hongroise entrée en vigueur dimanche dernier et qui fait de nombreuses vagues au sein de l’UE. La plupart des commentateurs font l’analyse de ce texte comme un renforcement du pouvoir autoritaire pourtant déjà affirmé dans ce pays. Ils y voient un texte ne permettant que très difficilement l’alternance démocratique.
Au-delà des polémiques sur la perte du triple A et des procès instruits contre les agences de notation, il serait sans doute plus « productif » de revenir à la politique au sens noble du terme. C’est-à-dire, dans un régime démocratique, à présenter clairement les enjeux, à proposer des solutions. Elles peuvent d’ailleurs être très différentes quant au contenu et à sa mise en œuvre. Les efforts proposés aux peuples seront plus ou moins bien justement répartis. Il appartiendra à ces peuples de choisir et de jauger ces propositions. Mais rien ne serait pire que de se laisser dicter une politique « au fil de l’eau » que d’ailleurs personne ne dicte véritablement.
Pour avoir été toute ma vie professionnelle au cœur de ces catastrophes épouvantables dans lesquelles les victimes sont nombreuses, je ne peux qu’éprouver des sentiments très contradictoires à la lecture des réactions diverse après cette horrible tragédie du « Costa Concordia » Les enquêtes en cours détermineront les responsabilités et là n’est absolument pas l’objet de ma note.
Par jlhuss,
dimanche 15 janvier 2012 à 09:53 ::Politique
Le vendredi 13 aura été effectivement jour de chance pour notre pays (vous avez bien lu !) qui se voit dégradé par Standard § Poor’s. Enfin ce triple A mythique et véritable leurre est à la poubelle. Bonus, cette remise à niveau dont la nécessité devenait évidente compte tenu des déséquilibres financiers et productifs, tombent en pleine campagne électorale et forcera donc tous les candidats a rentrer enfin dans une vraie discussion, sur les vrais dossiers. La sauvegarde du AAA ne sera plus un échappatoire; il va falloir s’exprimer clairement et ne plus se cacher derrière des faux semblants.
Le Figaro vient de faire sa Une sur une enquête des plus scientifiques qui prouverait que, de tous les Européens à l’exception notable du Finlandais, le Français est celui qui passe le moins de temps au boulot. Médaille d’argent de la flemme en quelque sorte. La réaction, si j’ose dire, n’a pas tardé. Elle est tristement convenue. Syndicalistes, politiques, socio-machins, tout ce qui, de près ou de loin, se proclame progressiste, a entonné le même couplet : Flemmards, nous ! Mensonge ! Calomnie ! Manipulation patrono-gouvernementale !
Nous n’éprouvons pas une affection particulière pour Eva Joly ; c’est sans doute pour cette raison qu’il ne faut pas hésiter à reconnaître les idées intéressantes qu’elle peut parfois développer. Avec sa proposition qu’à l’instar des jours fériés catholiques, on instaure des jours fériés pour les fêtes juives et musulmanes, elle enregistre de très nombreuses critiques. Et pourtant ! Il ne s’agirait pas d’augmenter le nombre des jours fériés. Ce serait aggraver une opinion et des enquêtes discutables qui prétendent déjà que les Français travaillent peu par rapport aux autres Européens (c’est une autre question …)
Slate.fr vient de mettre à l’affiche une nouvelle machine d’estimations. Le Guéantomètre(les points Guéant) pour toutes les petites phrases, dérapages plus ou moins contrôlés et autres attaques personnelles extraites des déclarations/interviews/communiqués/circulaires/apartés/échanges qui ponctuent l’actualité politique et font le bonheur des commentateurs. Le point Guéant n’est théoriquement ni de gauche ni de droite; sans couleur politique il marque le début d’un cycle médiatique qui commence par une déclaration volontairement polémique, à laquelle s’enchaînent les réactions indignées des personnes visées ou d’associations, la reculade de l’auteur de la petite phrase ou au contraire un persiste-et-signe, son parti qui le soutien, et les médias qui chroniquent chaque étape de ce jeu stratégique.
Une fois de plus le buzz a parlé. Pas besoin de larges placards publicitaires précédant un lancement, vous laissez planer le doute pendant des mois, vous entretenez une apparente difficulté à réaliser une promesse et vous organisez le show dévoilant la promesse tenue et au-delà …
Vous êtes en plein dans le super buzz et tous les médias sont à vos pieds ou presque. Certes il en demeure qui doutent et commencent immédiatement à répandre le fiel de la supercherie ou coupent les cheveux en quatre, mais globalement l’effet est tonitruant. C’est bien à ce remue-ménage qu’est parvenu Xavier Niel, le patron de free en dévoilant hier au cours d’un meeting à la Steve Jobs les conditions de son arrivée sur le marché de la téléphonie mobile. Rarement l’arrivée d’un nouvel acteur sur le marché aura bénéficié d’un tel retentissement médiatique.
Par jlhuss,
dimanche 8 janvier 2012 à 19:03 ::Politique
On prétend le mois de janvier stratégique en ce qui concerne une élection présidentielle ayant lieu fin avril début mai. Les politologues en jugent ainsi à l’examen des élections antérieures mais rien de scientifique ne peut venir étayer cet aphorisme. Puisque nous y sommes, regardons les éléments en présence et examinons les tendances. Les derniers sondages font état d’une remontée de Sarkozy, toute relative et interprétée par rapport à la baisse de Hollande, toute relative également puisque jaugée à l’aune des scores irréalistes prêtés au lendemain des primaires. On savait avec certitude que cet étiage d’automne ne saurait se maintenir. Ces estimations portent sur un premier tour, celles qui prétendent préfigurer le second ne sont que des plaisanteries ou des gadgets. Encore faudra-t-il être présent à la finale. Les enquêtes qui évoquaient le second tour entre Jospin et Chirac en 2002 avant le séisme de triste mémoire sont depuis belle lurette à la poubelle.
SeaFrance et la polémique qui enfle à propos de sa survie sous une forme ou une autre pourrait bien être l’exemple de nos incapacités collectives à examiner avec rationalité et volonté d’aboutir les questions économiques et sociales. On peut lire toutes les polémiques, toutes les interprétations politiciennes, toutes les hésitations syndicales, mais il est beaucoup plus difficile d’être en possession de documents objectifs sur la viabilité économique de l’entreprise. A partir du moment où l’on propose à des salariés d’investir dans une SCOP, il serait d’abord nécessaire de savoir si cet investissement est à terme rentable et l’entreprise viable.
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que dans ce début de campagne il y a deux alliés objectifs : Nicolas Sarkozy et François Hollande. OUI ! Vous avez bien lu et c’est évident. L’important pour les deux protagonistes est de gagner du temps et de se réserver pour une finale, le 2ème tour, qu’ils n’osent imaginer sans eux. L’exercice n’est cependant pas simple à une époque où le buzz chasse le buzz et ou la pire des situations est celle où on ne parle plus de vous. En clair il faut sans cesse tenir la « Une » sans pour autant avoir quelque chose à dire. Abandonner une telle position donnerait un peu de lumière aux autres, à ceux qui n’apparaissent pas dignes de disputer la finale, les Bayrou, Mélenchon, Villepin, Le Pen etc. , j’en passe et des meilleurs. Tout est bon pour sacrifier à cet impératif. Ainsi Hollande, à peine remplacé à la Une de Libé et sortant des studios de France 2, s’en va déjeuner « Chez Françoise ». Entre nous on s’en fout complètement, mais ne déjeunant pas seul _ au fait on nenous a pas communiqué le menu ? _ il s’entoure de quelques journalistes en OFF … ça coule de source. On connaît ce OFF qui devient ON. On peut même penser que pour être certain du ON il suffit de dire que l’on parle OFF !
Par jlhuss,
mercredi 4 janvier 2012 à 08:40 ::Politique
Il n’aura même pas fallu attendre l’Epiphanie et les Rois Mages pour enregistrer ce que de nombreux commentateurs dénomment l’accélération de la campagne C’est en effet à la Une de Libération que François Hollande délivre dès ce 3 janvier son adresse aux Français associée immédiatement à un droit de suite au 20 heures de France 2. La plume est assez solennelle et ceux qui évoquaient une léthargie du vainqueur de la primaire PS devraient réviser leur jugement. Il y a dans sa manière de mener cette campagne tout sauf de l’improvisation. Au contraire, semble-t-il, un choix délibéré de maîtriser le calendrier. Ce choix est-il le bon, l’avenir nous le dira. François Hollande ne veut pas prêter le flanc à la critique avec un projet trop vite défloré et par ailleurs très difficile à figer tant les conditions économiques et sociales demeurent délicates et fluctuantes à la fois sur le plan intérieur et international. Pour l’instant le candidat articule cette première partie de campagne autour des critiques envers Nicolas Sarkozy, rien de bien nouveau, et sur le maître mot d’un changement nécessaire. Le seul bémol dans cette histoire c’est qu’en matière de changement, pour l’instant il est difficile de distinguer autre chose qu’un changement d’homme. Alors que c’est sans doute d’un changement de « modèle », d’époque qui est plus attendu.
François Ruffin est journaliste, il a créé le journal « Fakir » dit alternatif et engagé à gauche. Entièrement rédigé par des bénévoles et financé par les abonnements, aucune publicité ne figure au sein de celui-ci. Ruffin a publié il y a peu un livre, « Leur grande trouille » (aux éditions Les liens qui libèrent) Il prend la défense du protectionnisme et ce n’est pas sans intérêt à un moment ou l’on perçoit nettement que ce thème sera très présent dans la campagne même s’il se cache sous des aspects différents selon les candidats. Son ouvrage est sous-titré journal intime de mes « pulsions protectionnistes ».
N’y aurait-il pas un paradoxe ? Une réforme fiscale revient dans l’actualité à l’occasion des voeux du Président de la République. On peut par ailleurs discuter son opportunité, mais certains dans l’opposition faisaient il y a peu encore sa promotion. Reprise par le Président de la République elle devient l’objet de contestations tout à coup unanimes.
Les arguments sont divers et variés, le plus fréquent devenant Pourquoi maintenant … C’est trop tard etc. Dans le même temps tout le monde semble d’accord pour claironner qu’il faut produire et acheter Français, relocaliser la production, devenir compétitif.
Claude Guéant vient de se préoccuper enfin de l’irrationalité des limitations de vitesse souvent constatée sur nos routes. On pourrait penser en effet que les successions de panneaux parfois rapidement contradictoires ne sont là que pour amputer notre capital de points sur le permis. Avec deux points perdus ici et deux points là, la feuille rose perd rapidement sa validité sans fautes grossières ou folies au volant.
Vous connaissez tous le petit tronçon limité à 70 sur quelques hectomètres, pour revenir à 90 et retomber tout aussi rapidement sans raison apparente, tout au plus un petit virage, à 70 puis 50 sur cent mètres etc. Parfois les modifications incessantes rendent très difficile la bonne vitesse au bon endroit.
Il est très difficile de reprendre la plume après une « série » aussi brillante que celle livrée ici par l’ami Chambolle. Cette période de l’année, celle des fêtes, n’est pas non plus propice à des divagations politico-pipolesques ; elles redeviendront assez vite de pleine actualité dès les dernières galettes englouties. C'est d'ailleurs incroyable de constater que mon boulanger propose déjà des "galettes des Rois" à ses clients : l'époque ne donne plus le temps au temps ! A peine étouffés par la bûche, vous êtes conviés à poursuivre la thérapeutique avec la galette. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi aujourd’hui de provoquer la réflexion sur un fait divers concernant la « machine judiciaire », une fois de plus en accusation d’inadaptation. Il s’agit du dernier épisode de « l’affaire Christian Iacono ». L’ancien maire de Vence a été condamné sur les dires de son petit fils qui l’accusa de viol pendant onze ans.
Par jlhuss,
mercredi 28 décembre 2011 à 07:14 ::Chambolle
Pendant le déjeuner qu’ils prirent dans un restaurant placé en haut des marches qui conduisent à la rue principale de la ville, il leur expliqua rapidement le pourquoi de son retard. Il en mit l’essentiel sur le compte de son erreur de parcours et il finit en annonçant que, se sentant encore en petite forme, il préférait faire étape à Sarria pour ce jour-là. Ses compagnons pouvaient poursuivre leur route sans inquiétude. Lui continuerait à petites journées. Dès qu’il irait mieux, et cela ne prendrait sans doute que deux ou trois jours, il reprendrait son allure normale et il finirait bien par arriver à Santiago. Gaspard se récria. Il n’était pas question qu’ils l’abandonnent. Rien ne les pressait et ils se sentiraient mauvaise conscience s’ils le plantaient là alors que, manifestement, qu’il l’avoue ou non, il avait besoin d’aide. Melchior et Balthazar approuvèrent. Ils en avaient d’ailleurs parlé en l’attendant avec Catherine et Philippe. Ceux-ci confirmèrent, regrettant de ne pas pouvoir rester eux-aussi, pour l’accompagner, mais on était dimanche et ils devaient être à Saint-Jacques mercredi ou jeudi. Ils avaient retenu, en effet, des places sur un vol qui partait le vendredi matin pour passer avec leur famille, la fête de la nouvelle année.
Par jlhuss,
mardi 27 décembre 2011 à 09:19 ::Chambolle
On fit place aux nouveaux venus et, deux heures ayant sonné, ils se firent servirent le robuste menu du pèlerin proposé par la maison. Le solide bouillon galicien, les grillades et la crème qu’on leur servit, ainsi, il faut le dire que les larges rasades de vin « tinto » qui les accompagnait achevèrent de les rasséréner et, quand ils se présentèrent à l’albergue, ils étaient toujours aussi mouillés mais beaucoup plus souriants qu’à leur arrivée. L’hospitalier, un homme entre deux âges qui gardait perpétuellement au bec un cigarillo éteint, les installa dans les deux dortoirs à peu près chauffés, en leur récitant un règlement qu’ils connaissaient parfaitement pour l’avoir lu et entendu à maintes reprises depuis leur entrée en Espagne. Toutefois, ajouta-t-il, comme on était la veille de Noël, le refuge ne fermerait pas ses portes à dix heures. Ils pourraient ainsi assister à la messe de Minuit. Mieux, le lendemain, on les laisserait dormir un peu plus longtemps qu’à l’ordinaire et ils ne seraient pas obliger de vider les lieux à huit heures comme le prescrit le code pèlerin. Tanguy pénétra à la suite des mages, dans l’église déjà bondée. Quand Melchior lui avait proposé de les accompagner à la veillée de Noël, il avait hésité avant d’accepter. Depuis longtemps, cette fête n’était plus pour lui qu’un rituel un peu machinal, offrant, dans le meilleur des cas, une occasion de passer une soirée agréable avec l’une ou l’autre de ses amies du moment. Il se décida pourtant, en se donnant pour prétexte qu’en cette lointaine Galice, la fête devait présenter des côtés folkloriques qu’il serait plaisant d’évoquer quand de retour chez lui, il parlerait de son voyage
Par jlhuss,
lundi 26 décembre 2011 à 09:14 ::Chambolle
Il eut la tentation d’abandonner le Chemin. Rien de plus simple, un car passait chaque jour au village. Demain il le prendrait et rejoindrait une ville dotée d’un aéroport. Dans deux jours, trois au plus, il retrouverait son appartement, ses habitudes et la paix bienheureuse de l’oubli. On était le 23 décembre, il serait chez lui pour Noël, c’était un cadeau qui en valait bien un autre. Au moment où sa décision à moitié prise, il se demandait sous quel prétexte l’annoncer à ses compagnons, ceux-ci entrèrent dans la chambre venant de l’ancienne abbatiale. Comme ils s’inquiétaient de son état physique, il les rassura d’un mot. Puis, pour éviter d’avoir à répondre à d’éventuelles questions sur la rencontre du matin, il sortit annonçant qu’à son tour, il allait visiter l’église. Dehors la pluie avait cessé. Un très léger grésil la remplaçait qui tenait mal au sol mais qui voilait de blanc le chaume des pallozas. Tanguy remonta jusqu’au menton la fermeture de sa veste et s’engagea dans la rue qui monte à l’église Santa Maria la Real. Elle était déserte et, à l’exception d’un chien qui faisait sa promenade vespérale, il ne croisa aucun être vivant avant d’arriver sur la placette où se dresse le monument.
Par jlhuss,
dimanche 25 décembre 2011 à 01:28 ::Chambolle
L’offrande qui plaît au Seigneur (2)
Il avait quitté l’auberge de Foncebadòn un peu avant l’aube et le soleil se levait quand il arriva. Il eut un regard amusé pour le gigantesque tas de caillasses qui entoure la croix puis, il alla s’asseoir sur le banc de pierre du petit ermitage qui se dresse à quelques mètres de là. Tirant de son sac une barre de céréales, il la grignota en regardant le paysage que le soleil levant révélait peu à peu. Un bruit de voix le tira de sa rêverie. Trois hommes débouchaient sur la petite esplanade. Ils se dirigèrent vers la croix. Chacun y jeta son caillou. Après quelques minutes de recueillement, ils vinrent s’asseoir à côté de Tanguy. L’un d’eux, le plus grand, prit dans son sac une poche de plastique pleine de fruits secs. Il la tendit à ses deux compagnons qui se servirent largement, puis se tournant vers Tanguy :
Par jlhuss,
samedi 24 décembre 2011 à 00:52 ::Chambolle
L’offrande qui plaît au Seigneur (1)
Quand Jésus fut né à Bethléem de Judée aux jours du roi Hérode, voilà que des mages arrivèrent du Levant à Jérusalem et dirent : Où est ce roi des Juifs qui est né ??Car nous avons vu son étoile se lever,et nous sommes venus nous prosterner devant lui. Évangile selon Saint Matthieu II 1-2
***
A ceux qui lui demandèrent pourquoi il allait se lancer sur le chemin de Saint Jacques, Tanguy répondit les habituelles banalités à propos d’effort physique, de découverte culturelle et d’échanges avec l’autre. Mais deux mois plus tard, en abordant les premières pentes des monts de León, il ne savait toujours pas exactement d’où lui était venue l’idée de se mettre en route, l’explication la plus proche de la vérité étant l’obligation où il s’était trouvé de solder des congés accumulés au fil des années. Contrairement à la majorité de ses contemporains, il n’aimait pas les vacances. La perspective de passer plus d’une ou deux semaines loin de chez lui et de ses habitudes lui était plus que désagréable : odieuse. Au fond, il n’avait choisi de s’engager dans cette aventure que parce qu’il avait pensé que sa durée, son relatif inconfort et son caractère pédestre devaient en écarter le commun des vacanciers amateurs de balades automobiles, de bronzage et de festivités collectives et bruyantes. Avançant sur le Chemin, il avait très vite pris conscience que c’était là des raisons essentiellement négatives et seul un reste d’amour propre l’avait dissuadé de planter là son entreprise et de regagner son appartement de la rue Lefort-Durand. Il lui semblait qu’en abandonnant ce voyage avant son terme, il renoncerait à se prouver que, lui aussi, il pouvait, quand il le voulait, sortir de la banalité.
Il faudrait donc se laisser dicter nos visions historiques : essayons de regarder cette affaire de « génocide Arménien » au fond et comme il nous plaît de la considérer. Les Turcs n’ont rien à y voir. Il ne s’agit pas de leurs affaires.
Une députée UMP dépose avec l’accord du gouvernement un projet de Loi « pénalisant » la négation du génocide Arménien. Rappelons qu’il a été reconnu comme tel par la Loi française en 2001. Il y a deux génocides reconnus par la Loi en France, la Shoah et le génocide arménien. La seule différence entre les deux, jusque-là, c’est que seule la négation de la Shoah était condamnée. Ce qui entre nous est un peu curieux. Il s’agit donc de combler une carence législative.
En annonçant l’arrivée au PSG de David Beckham, payé 800.000 euros par mois, Le Parisien et L’Equipe ont déclenché une tempête médiatique, impliquant son lot de réactions politiques.
Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, a préféré botter en touche, en évoquant la crise de la dette : « David Beckham pourra peut-être rater un certain nombre de matches et très mal jouer mais lui, au moins, il ne fera jamais s’effondrer l’économie, ce que les banquiers et les grands groupes ont fait. »
On peut lui décerner la palme de l’originalité et d’un bon sens très éloigné des paroles convenues des autres !
Par jlhuss,
mercredi 21 décembre 2011 à 09:53 ::Politique
François Hollande et sa nouvelle vision de la retraite ne peut que provoquer une attention interrogative.
Il y a quelques semaines, lors de la primaire « citoyenne » le candidat affirmait que s’il était élu l’ensemble des salariés pourraient prendre leur retraite à 60 ans s’ils le souhaitaient. La question était simple : l’ensemble des Français auraient-ils le droit de partir volontairement à 60 ans avec une décote sur leur retraite s’ils n’ont pas atteint leur 41 années de cotisation ? La réponse non moins directe de François Hollande : « c’est la liberté » […]« Nous rétablirons l’âge légal de départ en retraite à 60 ans »
C’est une habitude, mais elle commence de plus en plus tôt et dure de plus en plus longtemps. Le solstice d’hiver, les fêtes de Noël et du jour de l’an, sont l’occasion de faire des bilans, de reprendre les évènements jugés les plus importants ou d’élire femmes et hommes d’une année sur sa fin.
Par jlhuss,
dimanche 18 décembre 2011 à 20:59 ::Bourgogne-Morvan
J’ai vraiment découvert Marie Noël grâce au texte de l’Ancien qui nous l’avait si bien présentée. Je l’en remercie chaleureusement. Un émouvant rappel avec un conte d’Arion pour Noël 2008.
Mon père parlait d’elle à la maison, la plupart de ses livres sont certainement dans sa bibliothèque, mais je l’avais peu lue.
Tant d’invitations si bien écrites et de proximité m’ont poussée à la retrouver.
J’ai eu le bonheur d’acquérir il y a peu « Le cru d’Auxerre », recueil de chroniques sur ses souvenirs de bourguignonne, sur Auxerre et ses vignes, ses fêtes, sa famille et tous ces gens petits et grands qui me sont si familiers jusqu’aux patronymes portés aujourd’hui et qui courent encore dans nos rues…
En ce temps de l’Avent, j’aurais pu choisir un de ses nombreux poèmes. Ce sera un extrait d’une chronique piquante de ce livre, « La fraisette d’Olympe Carré ».
J’ai préféré inviter Marie Noël chez nous en prose et que vous l’entendiez en amie ou parente de vos familles vous raconter une histoire d’ici et d’hier mais aussi de partout et d’aujourd’hui grâce à ce « fond vrai qui remonte » toujours et dans cet extrait avec toute son espièglerie comme il sied en nos jours lourds.
Par jlhuss,
dimanche 18 décembre 2011 à 11:20 ::Politique
Ceux qui prétendent que EELV et Eva Joly sont à l’œuvre pour faire perdre François Hollande, pourraient bien avoir raison. Si tel n’est pas le cas, les apparences peuvent légitimement le laisser penser. L’essentiel ayant été négocié, les places aux législatives, il reste aux écologistes professionnels à se distribuer les investitures ce week end, pas facile mais surmontable. Surtout la réunion du conseil fédéral va mettre au clair les propositions pour 2012 avec le vote du projet écologiste qui doit servir de base au programme d’Eva Joly.
Françoise Tenenbaum a été ma collègue au conseil régional de Bourgogne et bien que peu portée sur la plaisanterie elle a toujours eu le bonheur de me faire beaucoup « rire ». Elle a toujours eu le don d’inventer de fausses réponses à de vraies questions.
Elle n’a semble-t-il perdu aucune de ses énormes qualités inventives puisqu’elle vient de provoquer un beau buzz avec son histoire de vétérinaires appelés à combler le déficit médical de notre ruralité. Après avoir cru régler ce délicat problème à coup de subventions aux « maisons médicales » la voilà qui nous propose de nous allonger dans l’étable.
Sacrée Françoise, toujours les pieds dans le réel ! Il faut dire qu’en matière de ruralité l’adjointe dijonnaise en connaît un rayon !
Par jlhuss,
mercredi 14 décembre 2011 à 11:14 ::Bourgogne-Morvan
A l’occasion d’un interview récent réalisé pour le compte d’AUXERRE TV je précise ici le sens des questionnements et l’imprécision des réponses obtenues. Le propos voulait faire définir par à un homme de gauche très engagé, sans être pour autant « encarté », comme on dit, les différences autres que sociétales que pourrait initier la gauche au pouvoir. L’embarras de cet homme de réflexion, un intellectuel éminent, longtemps cadre de la Ligue de l’enseignement, est évident. Il s’échappe sur la « forme », conteste l’actuel dérive du pouvoir, la mise en cause d’acquis sociaux tel que les 35 heures ou la diminution des solidarités entre l’Etat et les territoires au sens large. C’est un élu local qui perçoit sur le terrain une diminution des dotations.
Par jlhuss,
mardi 13 décembre 2011 à 12:07 ::Politique
Il craint à juste titre que « les affaires » finissent par « polluer la campagne » et estompent les vraies questions de fond déclare à juste titre Jean-Pierre Chevènement lors d’un entretien sur France 3.
« Je crains que la campagne ne dégénère en feuilleton d’affaires et que ces « affaires » (…) ne finissent par polluer la campagne et empêcher qu’on parle du fond, qui est la seule chose vraiment intéressante »
A propos de l’actualité européenne brulante JPC a suggéré la tenue d’un référendum sur le projet de traité négocié jeudi à Bruxelles, afin que le peuple « décide si nous devons accepter d’abandonner la souveraineté budgétaire après la souveraineté monétaire ».
D’aucuns parlent effectivement de « big bang » : hier, près de 85 % des horaires des trains français changeaient en une seule journée.
C’est l’actualité brulante et une première : en temps normal, seuls 10 à 20 % sont modifiés chaque année. Planifié depuis 2007, ce grand chambardement ferroviaire concerne des millions d’usagers.
Par jlhuss,
dimanche 11 décembre 2011 à 10:29 ::Politique
Il a dirigé le PS pendant 12 ans ; il était à sa tête il y a encore 3 ans, mais François Hollande n’a absolument rien à voir avec les turbulences politico-financières dans les deux plus grosses fédérations socialistes. C’est bien évident.
J’invite tous les grincheux de service, de tous les « bords », à bien comprendre que François Hollande est maintenant « au-dessus des partis » et qu’il ne saurait être question de l’impliquer de près ou de loin avec toutes ces vilenies supputées. L’équité consistera, c’est évident, à considérer que les mêmes réserves doivent être de mise à l’égard de Nicolas Sarkozy et de ses relations passées avec l’UMP ou le RPR.
Par jlhuss,
samedi 10 décembre 2011 à 10:53 ::Politique
Le problème de François Bayrou n’est vraiment pas simple. Voilà un homme politique qui prétend avoir eu raison avant tous les autres et qui dans le même temps s’avoue très proche de Jacques Delors et pour tout dire a été et demeure l’un des chantres les plus zélés d’une Europe dont on constate aujourd’hui la faillite.
Sa prestation sur France2 dans « Des paroles et des actes » n’était pas de mauvaise qualité, certes avec le rond-rond habituel du ni gauche ni droite mais ailleurs. Le slogan ne laisse pas indifférent en ce sens que beaucoup de nos concitoyens ne veulent effectivement plus se reconnaître dans des clivages qu’ils jugent souvent dépassés. On connaît le succès ailleurs de l’UMPS … Pourtant il aura beaucoup de mal à faire croire à une possible place au second tour. On ne rejoue jamais le même avant-match et l’odyssée du troisième homme de 2007 semble peu vraisemblable en 2012 : les 18% du premier tour de 2007 ne se reproduiront sans doute pas.
Par jlhuss,
vendredi 9 décembre 2011 à 09:37 ::Chambolle
Oui, le titre est long, mais je n’en ai pas trouvé d’autre (la fatigue de fin d’année) pour coiffer cette étude non exhaustive du suffixe « phobe » puisque circonscrite à son usage dans les discours politiques.
Commençons par une remarque historique. A chaque époque ses manies. Personnellement avant de voir triompher le phobe (du Grec phobos : la crainte) , j’ai vécu sous le règne de l’anti. On était antiguerre, anticolonialiste, antiaméricain, antirusse, antistalinien, antifasciste et coetera. Il y avait même des anti-limaces et des anti-monte-laits. Ayons, au passage, une pensée pour cet ustensile contemporain de la lampe Pigeon et des vélos freinant par rétropédalage. Son doux clapotement annonçait à la ménagère distraite que, faute d’une intervention rapide, il lui faudrait passer un temps précieux à nettoyer la plaque de sa cuisinière à bois et charbon (comme c’est loin tout ça…). Mais revenons à nos moutons, pardon, à notre suffixe.
Par jlhuss,
mercredi 7 décembre 2011 à 19:32 ::Politique
La communication prend souvent des aspects très différents, parfois contradictoires. Les fuites organisées sont bien souvent des moyens plus efficaces que les discours officiels.
Ainsi le discours de Toulon, immédiatement critiqué reste finalement moins audible que les indiscrétions de couloir organisées à partir d’une réunion à l’Elysée avec les élus de l’UMP…
Impossible de se sortir de ce véritable feuilleton d’horreur du triple A, entretenu à grands renforts de presse, d’éditos et de débats TV ! Pourtant les explications sont tellement simples qu’il ne devrait plus paniquer les esprits.
"Françoise Duvernier a fait de la bibliothèque un haut lieu de l'intelligence et de la convivialité". Si La bibliothèque c'est le monde pris dans un miroir : "Françoise Duvernier a su, depuis le début, et sans se lasser, tendre le miroir au public"
Il y aurait ainsi deux poids deux mesures selon que vous êtes populaires ou exécrés. Le développement des moyens d’information, en particulier le Net, permettent, en dépit des retenues officielles d’humer le fumet, mais il faudra attendre pour goûter au plat.
Deux rapports rédigés récemment ne connaissent pas la même publicité que celle concernant les dépenses parlementaires ou le coût des déplacements présidentiels par exemple :
- la gestion du corps des sapeurs-pompiers
et dans un autre registre,
- l’argent des syndicats.
Dans les deux cas, nous sommes en présence de vaches sacrées qui n’aiment pas trop la transparence.
L'office du tourisme propose trois samedis gourmands avec dégustation gratuite de produits du terroir, au pied de la Tour de l'Horloge à Auxerre au coeur de la cité.
Les truffes de l'Yonne en caviar ont fait un malheur bien mises en valeur par François Beaucamp le roi de la truffe dans l'Yonne, installé à Quenne-Nangy. La truffe de Bourgogne est la 1ère truffe qui a été consommée à la table des rois de France.
Par jlhuss,
vendredi 2 décembre 2011 à 09:46 ::Chambolle
Baldassar Castiglione, était un gentilhomme mantouan, dont le Tasse disait : « Aussi longtemps que la valeur et la courtoisie auront leur séjour dans nos âmes, le nom de Castiglione sera honoré. »
Imprimé pour la première fois en 1528, son Livre du Courtisan (1) fut un des premiers « best seller ». Les lignes suivantes en sont extraites. Je les dédie à tous ceux qui s’obstinent à penser que « d’not’ temps, c’était mieux »
L’échange que vous pourrez écouter plus loin, oppose en fait deux certitudesaffichées, ou plutôt une certitude qui s’essaye à une réflexion sur l’avenir et un affichage de commande au service du présent.
D’un côté, Brice Couturier qui incarne la pensée économique et dominante qui se veut rassurante, « tout ça est grave mais ça finira par s’arranger, le capitalisme en a vu d’autres« , il saura s’adapter et trouver en son sein les remèdes à ses maux.
De l’autre,Paul Jorion, implacable procureur qui estime que le système vit ses derniers soubresauts, que l’euro est impossible à sauver, que la FED (la réserve fédérale américaine) peut faire faillite, que la Chine, avec ses « milliardaires qui ne pensent qu’à acheter un appartement dans le XVIe arrondissement de Paris », est incapable de sauver un système qui vit ses dernières convulsions. Il ne distingue pas avec précision le « système » de remplacement, mais insiste sur la mort programmée de l’actuel.
Le match n’était pas terminé. L’empire Monsanto ne s’avoue jamais vaincu et il gère de gros lobbies à Bruxelles.
La France n’a pas, selon le Conseil d’État, apporté «la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement» des OGM.
Le gouvernement est ainsi désavoué : le Conseil d’État annulant la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto décidée en février 2008 et remise en cause depuis par la Cour de justice européenne.
«Il ne se passe pas une semaine depuis 2008 sans qu’une nouvelle information ne vienne étayer le dossier à charge contre la variété de maïs de Monsanto 810», a pourtant déclaré José Bové.
Par jlhuss,
mardi 29 novembre 2011 à 10:23 ::Politique
Sa naïveté le rend presque sympa le p’titHervé. Ce n’est pas du très fute-fute, mais l’époque n’appartient plus aux crânes d’œuf. Le personnel politique s’étire vers le bas de gamme et se recrute plus volontiers chez les anciens porteurs de serviettes.
A l’image de Rama Yade, administrateur au Sénat, le bon Hervé a été administrateur des services de l’assemblée Nationale : ça crée des liens. L’homme n’est donc pas un génie ni un premier de la classe, mais il possède certainement un carnet d’adresses satisfaisant. Son bon gros sourire un peu fabriqué et une attirance toute particulière pour les images composées par les communicants de seconde main, font le reste en aiguisant ses prétentions. On se rappelle avec joie la belle prestation en cuisine après sa sortie du gouvernement, casseroles à proximité et tablier en attribut. Cette fois, l’éleveur a choisi le pont de Normandie aux courbes harmonieuses pour figurer en arrière-plan de son petit show. Les réticences nombreuses de ses amis de papier à faire le déplacement terminent de rendre presque émouvant, attendrissant, ce bon looser qui ne le sait pas encore tout à fait.
Par jlhuss,
lundi 28 novembre 2011 à 09:26 ::Politique
Campagne oblige, l’étranger est de retour. On connaît depuis longtemps la rengaine des Le Pen et le danger électoral que représente Marine avec son pouvoir potentiel, en tous les cas redouté, d’éliminer du deuxième tour. Claude Guéantmonte au créneau en déclarant que la France accueille chaque année trop d’étrangers en situation régulière. Vous avez bien noté la variante : il ne s’agit plus des situations d’irrégularité, mais bien d’une politique affichée et relative aux capacités d’accueil du pays.
« Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C’est l’équivalent d’une ville comme Rennes, c’est deux fois Perpignan »
Par jlhuss,
dimanche 27 novembre 2011 à 10:15 ::Bourgogne-Morvan
Benjamin Dessus était à Auxerre pour une conférence; il est polytechnicien, docteur ès sciences, il a travaillé au Commissariat à l’énergie atomique et été responsable syndical à la CFDT dans les années 1960 et 1970, puis directeur général de l’AFME et conseiller technique de Dominique Voynet. Il est maintenant consultant international dans le domaine de l’énergie. Il était mardi soir l’invité de EELV à Auxerre dans le cadre des « débats citoyens », à la maison de Paul Bert.
Par jlhuss,
vendredi 25 novembre 2011 à 17:36 ::Politique
De nombreuses tâches pour le compte de AUXERRE TV m’auront tenu à l’écart du blog ces dernières 48h ! Ce fut l’occasion de plonger dans « le monde vert ». Les hasards du calendrier avaient programmé des réunions sur le nucléaire et sur le traitement local des déchets. Elles occupaient le devant de la scène locale alors qu’à Paris les polémiques enflaient entre EELV et le PS, alors que la pauvre Eva Joly se voyait mise sous tutelle à l’image de Mme Bettencourt ou presque.
Ma grand-mère maternelle m’a laissé un héritage auquel je tiens. Il se compose d’une lampe à pétrole en état de marche, du mortier tourné dans un bloc de buis par mon grand-père et d’un gros livre édité au début du siècle dernier par la librairie Aristide Quillet (« Bien moudre pour tous ») dont voici la page de titre…
LA CUISINE MODERNE ILLUSTREE COMPRENANT LA CUISINE EN GENERAL LA PATISSERIE, LA CONFISERIE, LES CONSERVES ALIMENTATION ET REGIMES CLASSÉES METHODIQUEMENT PAR UNE REUNION DE PROFESSIONNEL LE PLUS PRATIQUE DES LIVRES DE CUISINES RENFERMANT, OUTRE LA CLASSIFICATION DES VINS LES SOINS NECESSAIRES A L’ENTRETIEN D’UNE BONNE CAVE Indispensable à la Maîtresse de maison et à la cuisinière bourgeoise
Par jlhuss,
mercredi 23 novembre 2011 à 09:58 ::Bourgogne-Morvan
La nouvelle galerie commerciale des Clairions est ouverte. "Voisins,Voisines" : un concept !
Inaugurée par l'adjoint au commerce, Didier Michel, en l'absence du Maire retenu au congrès des Maires de France, la nouvelle galerie commerçante des Clairions recevra dès aujourd'hui les clients. Cette inauguration met fin à une longue période de travaux sur la zone, plus de deux années.
C’est un drame, un de plus. On peut cependant légitimement penser qu’il aurait pu être évité. S’il permet à certains d’agiter à nouveau « les têtes à couper » ; il devrait pour le moins faire réfléchir à l’extrême fragilité de tous ces systèmes de soi-disant surveillance, à toutes ces décisions prises au nom d’expertises explorant des domaines non scientifiques et souvent délirants : si la psychiatrie était une science, ça se saurait !
Par jlhuss,
dimanche 20 novembre 2011 à 10:48 ::"Polyphonie"
Yvan Blot est haut fonctionnaire, responsable de l’association ‘Agir pour la démocratie directe’, et spécialiste en France de la démocratie directe.
Etienne Chouard a émergé en 2005 lors de la campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel européen, et étudie depuis les mécanismes constitutionnels pour améliorer la démocratie.
Ils se rencontraient pour échanger leur point de vue. Le premier se revendique volontiers de droite, quand le second se dit très clairement de gauche. Ce qui n’a pas empêché les nombreuses convergences.
Par jlhuss,
vendredi 18 novembre 2011 à 09:20 ::Bourgogne-Morvan
Guillaume Larrivé et les conseillers municipaux de l'opposition engagent une action "Les rendez-vous d'Auxerre Ensemble". Ils se défendent d'une appellation "meetings politiques" aussi loin des futures élections municipales (nous ne sommes qu'à la mi-mandat). Ils veulent simplement promouvoir des rencontres ouvertes à tous pour que circule la parole, les idées, les échanges. "Séance après séance, nous aborderons tous les thèmes de la vie auxerroise".
Par jlhuss,
jeudi 17 novembre 2011 à 08:23 ::Politique
L’opposition, pour faire court le PS, n’a pas remporté une élection présidentielle depuis 1995 : 16 ans ! Les périodes de cohabitation, sous la présidence Mitterrand ou Chirac, ne peuvent être considérés comme des équivalences. La vraie question d'ailleurs serait de s'interroger sur 1995 justement : la droite était écartelée entre Chirac et Balladur, le sortant Mitterrand avait toute latitude pour préparer sa succession ?
Par jlhuss,
mercredi 16 novembre 2011 à 08:04 ::Bourgogne-Morvan
Demain, nous avons rendez-vous. L’adresse a changé. L’avez-vous bien noté ?
Vous souvenez-vous ? Il n’y a pas si longtemps, c’est moi qui venais à votre rencontre rue de Paris. Votre maison sentait bon la pâte feuilletée fraîchement tourée et dorée, une odeur de feuilles froissées de laurier-cerise, hiver comme été.
Le champagne coulait dans les rues de Rome pour saluer dans l’allégresse le départ de Silvio Berlusconi. Nous n’en sommes pas encore au croc de boucher pour un cadavre improbable et capable de toutes les résurgences, mais l’épisode mérite un arrêt sur image dépassant l’Italie.
« Ce soir nous ne recevrons pas » … formule consacrée permettant à Ruquier de faire son show pourrait être reprise ici au compte de Cécile Duflot. Je m’étais pourtant promis de regarder C/Politique dont elle était l’invitée hier soir. C/était … important à un moment ou l’amour tangue entre François Hollande et Eva Joly. Echec et mat, je n’ai pas réussi à demeurer plus de dix minutes sur France 5. Cécile Duflot est littéralement insupportable.
Par jlhuss,
dimanche 13 novembre 2011 à 10:23 ::Bourgogne-Morvan
Pascal Perrineau politologue et spécialiste de sociologie électorale, est directeur du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, (Sciences Po, CNRS). Il est professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris où il a la charge de plusieurs cours sur le vote, l'analyse des comportements et des attitudes politiques, la science politique et l'extrême droite en France et en Europe.
Pascal Perrineau est régulièrement invité dans des débats télévisés (notamment à C dans l'air). Il se livre ici à une analyse approfondie des thématiques du Front National, mais aussi des autres formations européennes d'extrême droite. Il nous fait en particulier voyager dans ce "National-Populisme" en pleine forme en Europe au moyen d'une collection d'affiches de propagande toutes plus "parlantes" les unes que les autres.
Une conférence tout particulièrement intéressante !
J’ai quelque peu négligé le blog au cours des deux derniers jours tant j’étais occupé à remplir ma « mission » : rendre compte des « Entretiens d’Auxerre » pour le Web Zin local AUXERRE TV.
Le thème de cette année, « Le peuple existe -t-il ?« n’était pas des plus faciles à définir, circonscrire et traiter. La révolution des jasmins, le printemps arabe, la nouvelle émergence des indignés et bien sûr le « Retour du National-Populisme » au travers des scores envisagés pour Marine Le Pen en France et pour d’autres en Europe, ont largement alimenté ce colloque maintenant traditionnel à Auxerre.
Vous pourrez trouver ici quelques vidéos réalisées par votre serviteur pour le compte d’AUXERRE TV.
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