Par jlhuss,
samedi 31 octobre 2009 à 09:20 ::Société
- Hé ! Baptisse ! T’es t’y Français (au moins) ?
- Ah ! Ben ! cha alorse ! In ‘ara tout intindu. L’es ‘core maboul li !
- Et pourquoi que t’es Français Baptisse ?
- Le hasard Makhno ! Le hasard.
- T’as raison Baptisse. Pense un peu mon “camarade”, trente bornes de plus et tu naissais “fidèle sujet de sa majesté Albert II”. (ça fait peur hein !)
Au fait, c’est quoi un Français ? (en dehors du hasard qui a fait que l’immense majorité des Français le sont)
Annibal Gantez pousse un soupir d’aise. Certes, en ce début d’été, le royaume est loin d’être paisible. Messieurs les Princes frondent en Guyenne la Régente et le Mazarin. Heureusement Bordeaux est bien loin d’Auxerre. En Basse Bourgogne, si les uns tiennent pour Condé et les autres pour l’Eminentissime, on se contente de lire pamphlets et satires et de s’en amuser entre amis. Annibal sourit. Lui aussi, à l’occasion, il lui est arrivé de moquer de L’Espagnole et son Italien, mais c’était à la discrète avec des amis sûrs. Il a eu tout le temps d’apprendre le prix de la prudence quand, pauvre musicien vicariant, il errait de cathédrale en château à la recherche d’une place dans la maîtrise d’un chapitre ou dans la chapelle d’un grand seigneur.
Grâce au ciel, tout cela est fini et bien fini . Le voilà, désormais, prieur de la Madeleine en Provance, chanoine semi-prébendé et, surtout, Maistre des Enfants de Chœur et de la Musique de l’insigne cathédrale Saint Etienne d’Auxerre. Auxerre dont les coteaux portent de si bons vins !
Par jlhuss,
jeudi 29 octobre 2009 à 08:09 ::Société
Voilà un sujet que les Français ont toujours eu honte d’aborder, tout en en frémissant d’envie. Pendant longtemps, à chaque fois que j’ai entendu prononcer ce mot, je ne me suis pas senti concerné (efficacité des discours de Le Pen : je ne me considérais pas comme autorisé à m’interroger sur ma « Francitude » or not). Pendant longtemps, à chaque fois que je faisais la connaissance d’une personne, je redoutais la question “tu viens d’où?” et cette demande bénigne, parfaite pour amorcer une conversation, me renvoyait dans les affres de l’identité : étais-je un bon Francomtois ? Devais-je raconter ma vie dans le détail ? Dire que j’étais d’ici et de là encore. Dire tout simplement que j’habitais Pont-de-Roide en restant muet sur tout le reste ?
Par jlhuss,
mercredi 28 octobre 2009 à 03:10 ::Arion
Qu’on le déplore ou non, il y a dans l’écriture romanesque française un avant et un après Céline. Oui, c’est entendu, Louis-Ferdinand ne sent pas la rose, odieux surtout d’avoir dans trois pamphlets (en 1937, 38 et 41) lâché les chiens d’un antisémitisme ahurissant. C’est ainsi pourtant, avec Voyage au bout de la nuit, oeuvre coup de poing qui ne s’oublie pas, une révolution littéraire passe au début des années 30 par cet homme-là : regard clinique porté sur les hommes (Céline fut médecin) et phrasé cacophonique pour en traduire, un peu comme Jarry au théâtre, la monstruosité bouffonne. Nous voici au début du roman, quand le narrateur et double de l’auteur, Bardamu, engagé volontaire en 1914, découvre tout jeune l’horreur de la guerre. Lire la suite
Par jlhuss,
mardi 27 octobre 2009 à 08:26 ::Société
Une information glanée dans Rue 89 m’amène à quelques mots sur les évolutions récentes des rapports entre les politique et la presse sous toutes ses formes. Le Président Obamarentrerait en « guerre » contre Fow News.
Les tensions s’avivent outre Atlantique et l’administration Obama a décidé de déclarer la guerre à cette chaîne d’information conservatrice. La Maison Blanche accuse ce média d’être source d’informations mensongères et/ou complètement biaisées. “Ils font ça pour booster leur audience. Mais ça ne veut pas dire qu’on va rester sans rien faire” déclare la directrice de la communication d’Obama. Elle continue en affirmant que Fox semble de toute évidence vouloir « faire la guerre » à Obama, et ce dernier n’a donc aucune raison de ne pas considérer la chaîne comme un « adversaire » politique à part entière.
Certains soirs, avant d’écrire la note du lendemain, l’esprit est captif d’un sujet. Vous essayez de l’écarter, comme déjà traité, rabâchage … Il ne veut pas vous quitter; il rôde et parasite toute autre idée. Alors il faut se plier !
Hier, sans doute aidée par les journaux télévisés, c’était la récurrence des expulsions d’étrangers en situation irrégulière; Eric Besson justifiant; le jeune Afghan pleurant devant la caméra compatissante; les journalistes commentateurs remplis de la compassion de rigueur. Il explique qu’il ne peut pas retourner chez lui parce qu’il y a la guerre, les Talibans, Al Quaïda certes, mais aussi parce qu’il est criblé de dettes contractées auprès de ses passeurs ! “J’ai promis à ma mère …”
Des notes ne demandent que réédition sur ce thème; pourquoi se forcer à dire autrement ?
Laissons au contraire le nouveau -ou l’ancien- lecteur décider si les réflexions de l’époque sont à corriger. La note rééditée -il fallait bien en choisir une- avait été rédigée à propos d’un livre et comporte des liens renvoyant sur d’autres traitant du même sujet. Les commentaires enregistrés lors de la parution initiale demeurent, également une manière de faire le point !
Par jlhuss,
dimanche 25 octobre 2009 à 08:30 ::Arion
-Un bon mois que je vous voyais plus au marché, M’ame Daube. Rien de cassé ?-Si, M’ame Michu, le désir.
-Oh là là ! non, commencez pas à me faire rire pour un rien.
-Je ne plaisante pas, M’ame Michu. Plus de désir, plus d’envie.
-Vous voulez dire « plus d’appétit » ?
-Que non ! L’appétit se porte à merveille, c’est l’envie de le satisfaire qui flanche. « Continuez comme ça », me dit mon docteur de famille, « et ce n’est pas une ordonnance que je vous signe tout de suite, c’est le permis d’inhumer ! »
-Alors ?
-Alors adieu l’andouillette et le baba. Telle que vous me voyez là, sans autre cabas que ce filet, je viens aux carottes.
Par jlhuss,
samedi 24 octobre 2009 à 08:29 ::Chambolle
Depuis 1981, la Gauche a été au pouvoir pendant quinze ans. Elle est comptable, à ce titre, d’une augmentation de la dette de l’Etat de 337 milliards d’euros soit une croissance annuelle de 22 milliards d’euros. La Droite est responsable des quatorze autres années. Elle a, pour sa part, alourdi la dette de 500 milliards d’euros donc de 35 milliards d’euros par an. Il est juste de préciser que les gouvernements auxquels a participé Monsieur Sarkozy, dont on oublie trop qu’il a été ministre des finances, ainsi que les équipes qu’il a nommées depuis son élection à la Présidence de la République, sont en grande partie responsables de cette performance : entre 2002 et 2009 la dette a augmenté de plus de 50% passant de 910 à près de 1400 milliards d’euros. Ce n’est plus une boule de neige, c’est une avalanche. A titre de comparaison, la dette de l’ensemble des collectivités locales, régions, départements, intercommunalités et communes, qui assurent 75% de l’investissement public, s’établit à 150 milliards d’euros.
Par jlhuss,
vendredi 23 octobre 2009 à 09:07 ::Politique
Sur ce blog, je le rappelle « polyphonique », aucune ligne jusqu’à ce jour à propos de ce que certains nommaient « l’affaire Jean Sarkozy » et l’élection à la présidence de l’EPAD. Aucune mention dans le « buzz du jour » ou d’autres rubriques; il faut reconnaître que c’eut été fort peu original quand on comptabilise par ailleurs le nombres d’articles, billets, fureurs etc . occupant l’espace médiatique sur le sujet.
On ne pourra pas objecter qu’il s’agissait d’une “protection par abstention“ du pouvoir en place. Ce blog regorge de notes peu complaisantes à son égard et depuis quelques semaines, il faut bien reconnaître, la majorité, multipliant les « couacs » en tout genre, ne fut pas épargnée.
Par jlhuss,
jeudi 22 octobre 2009 à 08:30 ::Société
“J’attends toujours le vrai Karl ”, sous-entendu j’attends toujours le véritable communisme, ne veut rien dire sans précision sur ce que cela devrait être et comment y arriver.
Pour provoquer un peu, je peux très bien le remplacer par “j’attends toujours la véritable église catholique” (par exemple). Ah si la hiérarchie de l’église ne s’était pas retournée au bout de quelques siècles contre tous ses idéaux, justifiant les pires abominations … Ah si le communisme n’était pas devenu ce qu’il est devenu dans tous les pays où il a été expérimenté (je ne fais pas de rappel, j’en ai suffisamment parlé). D’ailleurs, ne pourrait-on pas découper la planète en régions expérimentales où persévéreraient les différents systèmes possibles, laissant chacun libre de déménager là où bon lui semble à tout moment ?
Par jlhuss,
mercredi 21 octobre 2009 à 07:51 ::Arion
On se demande ce qu’ils en ont pensé, les lycéens d’Albi, de ce député de Carmaux venant, le 31 juillet 1903, dans les murs mêmes où il avait été élève et professeur, leur prêcher une drôle de morale : le courage de la paix. A la maison tant de pères de ce temps-là n’ont à la bouche que les mots de patrie, d’honneur, d’ardent devoir du sacrifice… Et l’orateur, ce normalien fils d’agriculteur, ce socialiste « St Jean Bouche d’or », croit-il absolument qu’on peut encore éviter le massacre ? Ou bien sent-il que sa rhétorique humaniste sonne déjà comme un hymne désespéré ? Un autre 31 juillet, celui de 1914, dans la brasserie parisienne où Jean Jaurès déjeune, un certain Villain sort de l’ombre et l’abat. La première guerre mondiale est prête. Dans la péroraison que voici du fameux Discours à la jeunesse, un seul courage, mais décliné en autant d’applications qu’il compte de phrases : laquelle nous touche le plus ? Lire la suite
Par jlhuss,
mardi 20 octobre 2009 à 08:43 ::Société
… par les socialo-communistes (un vrai blog polyphonique !)
Après la note de Makhno , résolument marxiste et qui a suscité l’intérêt nous avons pensé souhaitable, dans un souci sans cesse réaffirmé de “polyphonie”, donner la parole à ceux qui défendent des options radicalement différentes.
Par jlhuss,
lundi 19 octobre 2009 à 14:02 ::Société
Ainsi donc, le rêve d’une “mondialisation heureuse” et d’un “capitalisme à visage humain”, si cher à Alain Minc (mais pas que), s’est lamentablement brisé. C’est pas moi qui le dis, c’est “not’bon Nicolas” qui l’a affirmé dans son discours du 25 septembre 2008. “Le rêve s’est brisé“. T’as raison Nico ! Il a même viré au cauchemar pour certains qui sont venus grossir du coup (encore d’avantage), les files d’attente à la porte des “pôles” (emploi). Mais (comme disait l’autre) : une “question me taraude l’esprit”, “Qui c’est qu’a cassé le beau rêve d’Alain et de Nico ? Hein ?” Si j’en crois les pétillantes chroniques de Christophe (Barbier) et de quelques autres commentateurs tous patentés et sortis du même tonneau libéral (même s’ils ne sont pas tous aussi “pétillants” que lui). “Tout ça ! C’est la faute à “ON” !
Par jlhuss,
dimanche 18 octobre 2009 à 08:48 ::Arion
On prétend le clivage gauche-droite obsolète, dépassé, ringard. Moi je dis : attention ! nous avons déjà perdu nos curés, nos cagouilles, nos grenouilles ; nos fermes, nos mines, nos vertus théologales et notre tissu industriel. Voilà maintenant qu’on menace notre Poste, notre orthographe et notre droit à l’humour. Qu’est-ce qui nous restera, hein ? si on nous prive aussi de notre « clivage gauche-droite » ? Ça fend le cœur de penser que notre descendance pourrait un jour ne plus rien comprendre aux saveurs des deux Petit Poucet : Poucet « de droite » et Poucet « de gauche », bons morceaux cuisinées il y a trente-cinq ans par Robert Beauvais dans Le français kiskose.
Aujourd’hui, puisque mesdames Daube et Michu restent introuvables,La Grille du coq fait dans le « digest » et vous propose les deux Poucet « à manger tout de suite », découpés, dressés, mais nature. Bon appétit !
Par jlhuss,
samedi 17 octobre 2009 à 09:01 ::Chambolle
De quelques accessoires indispensables au pèlerin de Saint Jacques (1)
En la matière, et une fois éliminés les utopistes qui rêvent du couteau parfait, ustensile tellement idéal qu’il n’a pas de lame et qu’il lui manque le manche, le peuple pèlerin se partage deux grandes écoles. La première est constituée des possesseurs de couteaux suisses. Le couteau suisse officiel est d’un encombrement réduit : plié il ne dépasse pas les douze centimètres. La croix blanche de la Confédération Helvétique orne son manche d’un beau rouge vif. Ses lames, fabriquées dans un acier spécial, sont forcément inoxydables. Bien aiguisées, elles tranchent, coupent et taillent sans faiblir. Mais ce qui fait vraiment le charme du couteau suisse ce sont les multiples outils que dissimule l’épaisseur de son manche. Ces accessoires le rendent la providence des soirs d’étape où l’on n’a vraiment rien à se dire Quand la fatigue est si pesante que toute conversation un peu sérieuse représente un effort trop important pour être même envisagé, le couteau suisse est là. On peut examiner ses ciseaux (coupants), son alène (pointue), son tire-bouchon (efficace), sa lime (usante), sa scie (dentée), sa pince à épiler (précise), son ouvre-boîte (sécurisé), son décapsuleur (implacable) et le reste. J’ai compté seize outils, tous différents, sur un de ces ustensiles multifonctionnels.
Par jlhuss,
vendredi 16 octobre 2009 à 07:50 ::Société
Le montant des rémunérations des 23 plus grandes institutions financières américaines devrait atteindre 140 milliards de dollars, un nouveau record. Les divers scandales n’y auront rien fait. Selon le Wall Street Journal, la rémunération perçue par les financiers américains dans les 23 grandes institutions financières américaines devrait dépasser les 140 milliards de dollars (environ 94 milliards d’euros) en 2009, et ce malgré les diverses affaires autour des rémunérations des opérateurs de marché versées dans les établissement en faillite ou en difficultés.
Du coup, l’année 2009 pourrait, en terme de rémunération des financiers, s’avérer meilleure que 2007, une année record en la matière avec 130 milliards de dollars versés. Les employés de ces établissements devraient toucher 2.000 dollars de plus qu’en 2007, avec une moyenne de 143.400 dollars par tête. Ceci constituerait une progression de 20% par rapport à 2008, lorsque les opérateurs de marché avaient touché en tout et pour tout 117 milliards de dollars.Lire Le Figaro du 14/10/2009
Par jlhuss,
jeudi 15 octobre 2009 à 08:39 ::Société
Les Samu et Services des Urgences, sont les lieux privilégiés des histoires peu banales, souvent tristes et dramatiques, des endroits aux images « fortes » Parfois, dans la même journée, presque simultanément, se succèdent des scènes qui resteront gravées dans les mémoires, des instantanés à l’acide. Il en fut ainsi chez nous, il y a 48h. A quelques heures d’intervalle, les médecins du SAMU furent appelés à intervenir sur les lieux de deux drames à l’issue identique, la mort d’un homme, mais aux contextes bien différents.
Par jlhuss,
mercredi 14 octobre 2009 à 06:30 ::Arion
“Je n’aime pas qu’on abîme les hommes”, dit notre pilote-écrivain, grand défricheur de sables, franchisseur de mers, braveur de vents, pisteur d’étoiles, vibrant relieur de continents et de consciences. Né à lui-même en 1926 dans l’omnibus qui le conduit à l’aéroport de Toulouse pour son premier courrier ; abattu dans son Lightning par la chasse allemande, le 31 juillet 1944, avec la Méditerranée pour tombe ; toujours passionné de ce que l’argent n’achète pas, toujours portant sur les lieux et les êtres la tendresse d’un regard inquiet : tel est l’auteur du Petit Prince, de Vol de Nuit, de Terre des hommes, notre “Saint-Ex”, plus familier qu’un viel ami. Bien loin des moralistes en chambre, c’est dans l’expérience professionnelle, au coeur de l’action vibrante qu’Antoine de Saint-Exupéry puise ses leçons de vie. Dans cette page, nous le trouvons non pas pilote essayant une trouée dans les nuages à bord de son Simoun, mais reporter pour Paris-soir, fin avril 1935, cherchant la dignité humaine dans un train de nuit filant vers l’Est.
Ah ! Ce cher vieux Victor ! Peu d’écrivains peuvent se targuer d’avoir porter si haut et si longtemps notre belle langue française.
A l’heure du “nouveau roman” et des “nouveaux philosophes” (qu’on sait), il est devenu courant d’assister au spectacle navrant qu’offrent tous ces écrivaillons gonflés d’eux même et portant leur tête ainsi qu’on le ferait pour le saint sacrement, au seul prétexte qu’ils sont parvenus à vendre tant ou tant de bouquins sans conséquences, grâce en particulier à la télé et aux fameux “Prix littéraires” décernés en général avec une objectivité toute relative (c’est une litote).
Par jlhuss,
lundi 12 octobre 2009 à 07:52 ::Politique
L’UMP venait d’offrir sans vergogne au PS un moment de répit après les quelques semaines difficiles de la fin d’été pour ce dernier.
Débutant les cafouillages à l’occasion de ces bonnes vieilles universités d’été -laboratoires à bévues- avec les auvergnats parlant aux auvergnats ; poursuivant avec les bidouillages carbonés, pour se terminer avec des prises de position trop rapides et illégitimes sur l’affaire Polanski … J’en passe du genre “chèques-cadeaux aux cancres “ etc. ! Le PS aurait pu se refaire, à peu de frais, une petite santé, récupérer tranquillement son souffle, en laissant tranquillement le parti “frère” s’enfoncer seul dans la balourdise incontrôlée.
C’était très mal connaître à la fois, l’impossibilité de se taire par crainte d’absence dans le buzz et le new deal populiste de la principale formation de l’opposition (pour combien de temps encore ?)
Par jlhuss,
dimanche 11 octobre 2009 à 08:40 ::Arion
D’abord le nom du plat, « votation ». Joli coup de marketing : le mot étonne, puis rassure. Ça fait vieux terroir, « ça sent la soupe et le bébé dormant », l’heureux temps de la tournée du facteur à bicyclette jusqu’au dernier hameau doté de l’eau à la pompe, du lait au pis et du fumier devant le perron… « Mais je n’y suis plus, cher ami : nous parlons bien de la Poste en 2009 ? la banque que chacun sait ? avec ses petits salons moquettés pour conseils dynamiques en nouveaux produits ? ni plus ni moins que chez Paribas ou Picsounet ? »
Entendu de la bouche de je ne sais plus quel socialiste interviouvé : « Bon d’accord le mot votation est un peu barbare, et même suisse » (sic). Barbare ? un mot tout ce qu’il y a de plus latin par la racine ! Et pires que barbares, donc, les Helvètes ? un petit peuple qui non content de braver César, avait su malgré le manque d’iode porter à la perfection le chocolat, l’horlogerie et le blanchiment ! Bref, va pour « votation » . Surtout quand elle est « citoyenne », ce qui fait pléonasme mais vous nappe le ragoût d’une sauce sans-culotte, j’vous dis qu’ça !
Perso, c’est pas trop dans mes habitudes de “me” suicider. J’aurais plutôt une nette tendance profonde (d’origine “culturelle”), à vouloir “suicider” les autres (c’est une image bien entendu). Alors,la compassion, bien entendu… forcément… mais quand même. Ca me gonfle !
Eh !les “pleureuses”! Si au lieu de vous morfondre chacun dans votre coin, vous vous décidiez enfin à reprendre tous ensemble votre destin en main !
« tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? »
L’anarchiste“de La Boétie”(auteur de ces lignes bien avantProudhon), nous a pourtant montré la voie reprise ensuite parAnselme Bellegarrigue: “Là où nul n’obéit, personne ne commande”.
« Il n’y a que les vieux qui considèrent que la photo de quelqu’un en soirée doit être prise en compte au moment de son embauche…Demain c’est celui qui n’aura pas de photo de lui tout nu sur Facebook qui sera suspecté de n’avoir aucune vie sociale et donc de ne pas savoir se comporter correctement. »Courriel de lecteur lu dans Le Monde du mercredi 30 septembre 2009.
Le 20 novembre 2015, en consultant ses mèles, Théodore Leboulange DRH de Mondial-Uccelli put lire ceci :
KELTRASS LA SOLUTION A VOS PROBLEMES DE RECRUTEMENTS !
Comme vous nous l’avez demandé, voici un bref aperçu des principales caractéristiques de notre logiciel Keltrass.
La politique de tolérance vis à vis de la vente des drogues douces au Pays Bas connaît un flottement. Il est ainsi envisagé de limiter la vente de cannabis à la seule clientèle locale .
Le raz le bol du touriste bruyant en est la raison véritable.
Les coffee shops où la vente de haschisch et d’herbe est tolérée vont devenir de véritables “clubs privés” et réservés aux ressortissants du pays. Madame Morel aura beaucoup de difficultés pour faire un cadeau à son fiston !
Par jlhuss,
mercredi 7 octobre 2009 à 08:14 ::Arion
Pour les Français, le XIXe c’est lui. Et pour le monde, la France c’est le romancier des Misérables, le pourfendeur de la tyrannie, de la peine de mort, de toutes les oppressions. “Je n’ai qu’une patrie, disait Hugo, la lumière.” Le 1er juin 1885, un peuple immense se presse aux funérailles de l’homme qui si longtemps lui a prêté sa voix. Et cette voix peut tout dire avec feu : l’amour et la haine, la vengeance et le pardon, la colère et la pitié, la tristesse et l’espoir, le réel et l’imaginaire, le plein soleil et la bouche d’ombre. Du rocher de Guernesey ou de la tribune des assemblées, la voix de Victor Hugo résonne puissante pour dénoncer les hontes, comme celle de l’exploitation des enfants. (Notre “Totor” ne pouvait pas deviner qu’on les paierait un jour pour qu’ils daignent venir s’instruire à l’école…) Plus d’enfants esclaves en France, en Europe. On veut le croire. Mais ailleurs ?
Par jlhuss,
lundi 5 octobre 2009 à 09:11 ::Société
Certains sont allés jusqu’à la dénomination «mode du suicide» à France Télécom ! Didier Lombard, le PDG de la boîte a conservé la «confiance» de Christine Lagarde, mais les syndicats sont très mécontents. Ils lui font porter une part de responsabilité dans ce drame, de nombreuses manifestations ont eu lieu. Pas question de sous estimer cetteatmosphère morbide, ni de nier qu’il soit urgent d’y regarder de prêt. Le suicide est toujoursla marque terrible d’un échecde la société face aux difficultés d’un de ses membres. N’oublions pas, bien sûr, les pathologies qui échappent souvent à tous les contextes qu’ils soient professionnels ou familiaux. Le « phénomène » France Télécom ne peut en faire partie dans sa totalité, même si certains cas en relèvent sans doute ; c’est statistique. Côté médias, l’affaire est plus drôle.Médiaparta mis en ligne une vidéo qui « épinglerait » (sic) Didier Lombard le PDG et démontrerait sa responsabilité. Le grand éclat de rireest en revanche possible à cette occasion. Vous en jugerez ci-dessous.
Par jlhuss,
dimanche 4 octobre 2009 à 07:44 ::Arion
C’est la règle huit fois sur dix :on commence dans le flamboyant et on finit dans le pathétique. La vie rabote, le temps lamine. « Dix kilomètres à pied, ça use, ça use… » Je-tu-il fait ce qu’il peut du joli paquetage endossé en prenant la route. On marche, on marche ; on voyait le trajet plus léger ; on arrêterait bien au prochain village. Ce petit ciel gris de nos rêves plumés, nostalgie du mal-fait-mal-dit qui nous poigne soudain sous le platane un soir d’été, un soir d’hiver devant l’écran d’Urgences, d’automne dans le métro du boulot-dodo, de printemps aux bougies d’un anniversaire ; ce quelque chose en nous d’Alain Souchon, pourquoi les gens illustres y couperaient-ils ? Leur fatigue sous les projecteurs prend valeur de paradigme et nous frappe d’autant plus qu’ils se sont crus, qu’on les croyait rois de la vie, enfants chéris de la fortune. S’ils flipflapent comme nous dans la gadoue,ça les rapproche, ça nous rassure, pour un peu on les aimerait !
Par jlhuss,
samedi 3 octobre 2009 à 08:57 ::Société
Le développement du bien être dans nos sociétés occidentales a engendréun repli sur soi des citoyens. En quelque sorte assouvis, ils ne partagent plus vraiment et ce n’est pas notre système fiscal -la fraternité républicaine- qui pourrait inverser cette tendance lourde tant il est injuste et opaque. Cette absence de lisibilité décrédibilise la politique et sa représentation qui se cantonnent àproduire du spectacle. Il n’y a plus d’alternative : les cohabitations forcées génèrent la confusion et les compromis, le dogme de l’économie de marché comme meilleur moyen de réguler débouche surla rémunération de la spéculationau dépens du travail et surtout de la “valeur” travail.
Assis sur le tas de paille qui lui sert de lit,Jean-Roch Coignet, grenadier de la garde impériale, contemple tristement l’infâme lavasse qui clapote au fond de sa gamelle. Deux mois, depuis l’abominable boucherie d’Eylau, qu’il est cantonné dans ce sinistre bourg d’Osterode. Les rations n’arrivent pas et il est impossible de se procurer des vivres. Quand ils voient arriver les soldats, les paysans se contentent d’ouvrir les portes des granges, des étables et des poulaillers tous également vides. Les Russes, disent-ils, ont tout pris quand ils sont passés par là, en allant à la rencontre des Français. Sur et certain qu’ils mentent ! Les grognards n’en sont pas à leur première campagne et ils savent que, dès qu’il est question de guerre, les pékins cachent leurs réserves. Le tout est d’être plus malins qu’eux et de savoir les trouver mais ces Polonais sont astucieux en diable et personne n’a été capable de dégotter ne serait-ce qu’un panier de pommes de terre.
Par jlhuss,
jeudi 1 octobre 2009 à 09:37 ::Société
En 1977, certes ça fait un bail, le cinéaste Roman Polanski est arrêté aux Etats-Unis pour avoir eu des “relations sexuelles illégales” (insistons sur cette référence à la Loi et à rien d’autre) avec une adolescente de 13 ans. Il plaide “coupable”. Le magistrat de l’époque décide de faire de Polanski un exemple de sa sévérité; il risquait 4 ans d’emprisonnement. Le réalisateur quitte alors le pays et n’y reviendra jamais, pas même pour récupérer l’Oscar qui lui a été attribué pour le film “Le Pianiste ” en 2003.
2009, 32 ans plus tard, Roman Polanski est arrêté en Suisse pour cette même affaire. Le mandat d’arrêt produit plusieurs décennies auparavant est toujours valable.