gainsbourg.1264187151.pngIl y a des êtres consensuels d’autres «clivant» … Ces derniers suscitent en général polémiques et parfois vraies querelles. Ils ne laissent jamais indifférents.
Serge Gainsbourg (Lucien Ginsburg) appartenait sans contestation possible à cette catégorie de ceux qui ont comme vocation la pro-vocation. C’était son fond de commerce.

Un physique qui  déconcertait, une laideur qui séduisait, une enfance compliquée, tout le propulsait vers son grand rôle d’iconoclaste. Mais un iconoclaste qui n’oubliait pas le “Buzz” …. Déjà ! Qui savait jouer avec les médias.

En artiste et homme de spectacles il a su faire fructifier ses dons naturels. En dépit de débuts difficiles, celui qui s’évertuait à se positionner comme un rejeté aura finalement connu un grand succès. Le marketing seul n’aurait rien rendu possible dans la durée, s’il n’y avait pas eu aussi, surtout, le talent.
Il est parfois préférable de ne pas se perdre dans d’impossibles mascarades et des mauvais masques, pour au contraire utiliser son énergie à mettre en scène ce qui ne peut se soustraire au regard : “Parce que la destruction et l’autodestruction sont bien plus les moteurs d’un homme en devenir que son hygiène de vie. Cette santé parfaite qui  le couperait de sa fange et le laisserait vivre longtemps mais sans saveur” écrit cmignon dans le blog
Moustache…. Ce n’est pas rien : ne pas se couper de sa fange! C’est une formule, mais elle s’applique assez bien à Gainsbourg; “sa fange” le servait. Tout n’était pas que spectacle; il désirait vraiment interpeller son époque par ses excès et ses frasques.

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