678442309.1265097136.jpg Un soleil éclairait doré ce paysage sans ligne de fuite tel qu’aux décors du théâtre naïf, nuages immobiles, feuilles inertes, pont franchissant d’une arche une eau faussement miroitante.

Oriane marchait sans se retourner, depuis une minute ou deux jours, attendue par son père au carrefour du Chêne, deuxième étoile dans l’avenue forestière reliant hier à demain et l’ennui d’être à la peur de finir.

Elle ignorait pourquoi le père aimé désirait si fort la voir ce jour en cette place, à l’ombre de l’arbre ancestral au tronc si gros que les bras de quatre hommes ne suffisaient pas à l’entourer.

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